Animation – Enjeux

Montréal Explorations offre des activités sur mesure et propose aussi un catalogue de circuits et de conférences déjà montés. Quelques-unes de ces explorations sont décrites ci-dessous; pour connaître l’ensemble de ce que nous offrons, n’hésitez pas à communiquer avec nous. 

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Des conférences illustrées

Catherine-animation_rue-Letourneux

Des explorations in situ

Série « TERRITOIRES » …

Enjeux urbains : développement, environnement, aménagement

1. Montréal, genèse et vie d’une métropole (circuit en autobus)

Entrée du canal de Lachine dans le port de Montréal.
Carte postale, collection Bernard Vallée

 

À travers le centre-ville, le Golden Square Mile, Westmount et les quartiers du canal Lachine, le circuit évoque deux siècles de mutations urbaines et sociales : la fin du monde rural et l’industrialisation au dix-neuvième siècle siècle, les transformations de l’économie montréalaise au vingtième siècle, les résistances et les projets portés par les citoyens depuis les années 1960. À l’aube du vingt-et-unième siècle, les Montréalais s’interrogent sur l’avenir des anciens quartiers ouvriers et de leurs populations et, plus profondément, sur le rôle des citoyens dans la ville des promoteurs, des spéculateurs et des élites.


 2. Montréal-écosystème : enjeux environnementaux (circuit en autobus)

 

 CIMETIERE-TRAMWAYS-MONTREAL-1959

Cimetière de tramways, 1960.
Le Mémorial du Québec, tome VII, 1953-1965

L’environnement, ça ne se trouve pas seulement dans la forêt boréale ! Les villes font partie de l’écosystème mondial, et leur densité peut constituer un avantage sur le plan écologique. Le circuit permet de faire le point sur la situation de Montréal : étalement urbain, croissance du parc automobile, mal-financement et mal-planification des transports collectifs et actifs; gestion des déchets et des eaux; biodiversité; état du fleuve. On remonte également dans le temps pour évoquer ceux qui se sont employés, depuis le 19e siècle, à doter Montréal d’un aqueduc et d’un système d’égouts fonctionnels, d’un réseau de transports en commun qui constitue le système nerveux de la ville et d’un ensemble de grands parcs qui font respirer le milieu urbain.


3.  À qui la ville ? : histoire des gros et des grands projets (circuit en autobus)

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Vue aérienne du faubourg à m’lasse détruit pour la future Maison de Radio-Canada, 1964.
Archives de la Ville de Montréal, VM94-U124-002

 

Certains désignent les mouvements sociaux comme responsables d’immobilisme dans le développement de Montréal. Le circuit nous emmène dans les secteurs ravagés par de gros projets du passé malgré l’opposition des citoyens, secteurs que l’on doit réaménager à grand frais aujourd’hui. Il explore les mégaprojets actuels et présente les conditions dont les mouvements citoyens exigent le respect pour que les générations futures n’en aient pas honte à leur tour. On visite aussi de grands projets d’initiative citoyenne qui montrent leur contribution à l’amélioration des conditions de vie des Montréalais et à un aménagement urbain de qualité. Un circuit qui met en évidence les stratégies et les instances permettant aux citoyens de faire entendre leur voix.


4. Ruelles : la ville derrière la ville (circuit en autobus)

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Ruelle et cordes à linge, étendards hebdomadaires du combat pour la propreté.

 

D’où viennent les ruelles de Montréal, et que deviennent-elles aujourd’hui ? Nées au 19e siècle dans les quartiers de la bourgeoisie anglophone, elles apparaissent ensuite dans les quartiers populaires qui émergent à partir des années 1890. Parcourues par les gens des métiers itinérants, elles sont aussi le royaume des enfants, des cordes à linge et de la sociabilité des familles. Aujourd’hui, on y aménage des îlots de verdure et des lieux de beauté cachés où s’expriment la convivialité, les passions horticoles et les petites folies artistiques des riverains.


5. Montréal au cœur des eaux : échappées sur le Saint-Laurent et la rivière des Prairies (circuits en autobus)

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Vue de la promenade de bord de l’eau de Verdun en 1965, avant le remblayage de la rive.
Archives de Verdun, 054.25

 

Longtemps, les Montréalais ont paru oublier qu’ils vivent entourés d’eau. Pourtant, les berges du fleuve et de la rivière des Prairies sont les lieux les plus anciens de la présence humaine sur l’île – et, souvent, des lieux d’une grande beauté. Le long du fleuve du lac Saint-Louis jusqu’à Pointe-aux-Trembles, et le long de la rivière des Prairies de Bordeaux-Cartierville jusqu’au bout de l’île, Montréal Explorations propose un éventail de circuits qui font découvrir les lieux d’accès aux rives, racontent l’histoire des quartiers riverains et proposent une réflexion sur la santé des écosystèmes fluviaux, les enjeux du développement du port et la privatisation des berges.


6. Portés disparus : lieux anéantis, bâtiments perdus (circuit en autobus)

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Démolition du Faubourg à m’lasse, 1963.
Archives de Montréal, VM94-C290-002

Les grands bouleversements des années 1960 et 1970 ont profondément modifié le centre de Montréal. L’examen d’une carte de 1949 révèle l’importance du réseau ferroviaire dans la ville d’autrefois ainsi que les liens organiques qui existaient alors entre le centre-ville moderne et les quartiers adjacents : la vieille ville au sud, le quartier Saint-Jacques à l’est, le West End. Cette ville ancienne, fragmentée et destructurée par les autoroutes et les démolitions massives de la modernisation, transformée par la disparition des voies ferrées, a laissé de nombreuses traces dans le paysage actuel. À ceux qui se sentent une âme de détective urbain, le circuit propose de traquer un Montréal disparu.


 

7. Griffintown : combats autour d’un quartier fantôme (circuits à pied et en autobus)

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Griffintown Horse Palace, écurie urbaine en activité de 1860 jusqu’à sa démolition en 2013.
Photo Ginette Brosseau

Condamné par la Ville de Montréal dans les années 1960, le vieux faubourg ouvrier abandonné est aujourd’hui l’objet de convoitises immobilières qui risquent d’effacer définitivement son passé et son patrimoine. Le circuit raconte l’histoire de ce premier quartier industriel du pays, foyer de la première immigration irlandaise, fourmilière laborieuse qui s’organise pour survivre et défendre ses droits. Il explore les derniers témoins d’une vie ouvrière au dix-neuvième siècle et en réveille quelques fantômes. Il questionne les pratiques de planification urbaine et d’encadrement public de l’intervention privée qui ont présidé à l’aménagement en cours de Griffintown.

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Enjeux sociaux : coexistences, inégalités, exclusions

1. Montréal aux cent visages : pluralités et migrations (circuit en autobus)

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Cent motifs, un paysage, murale d’Annie Hamel, MU, Parc-Extension, 2010.

 Montréal est une ville plurielle depuis toujours : carrefour franco-amérindien au dix-septième et au dix-huitième siècles, à la fois française et anglaise depuis la Conquête de 1760, elle accueille au dix-neuvième siècle et dans la première moitié du vingtième des immigrants surtout européens. À l’orée du vingt-et-unième siècle, cependant, une immigration majoritairement non européenne, une économie où les entreprises de services ont remplacé les usines et un ensemble de tensions associées à la mondialisation font partie de la nouvelle donne pour la ville, ses natifs et ses nouveaux arrivants. L’exploration de quartiers pluriethniques denses et animés dans l’axe de la rue Jean-Talon permet de cerner quelques-unes des particularités, des beautés et des problèmes du Montréal multiple d’aujourd’hui.


2. Inégalités : la ville cassée en deux (conférence)

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Vue satellite de Ville Mont-Royal et du quartier Parc-Extension de part et d’autre du boulevard de l’Acadie. Google Maps

 Les inégalités s’inscrivent dans la géographie de la ville, comme en témoigne la cartographie de phénomènes aussi disparates que le nombre de bibliothécaires par habitant, l’espérance de vie ou l’emplacement des loteries vidéo. Il arrive aussi que les bien nantis et les démunis se côtoient dans un même quartier : l’âpreté des débats sur la gentrification témoigne du malaise ou de la colère suscités par cette contradiction. Enfin, la possibilité d’agir sur la ville est fortement contrastée dès que l’on compare les instigateurs de grands projets de développement et les citoyens qui contestent ces projets et qui s’acharnent à présenter les leurs. Cette conférence illustrée de cartes et d’images est une introduction à la question des inégalités dans le paysage montréalais.


 

3. Les femmes dans la ville (circuit en autobus et conférence)

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Manifestation pro-avortement en soutien à Chantal Daigle, 1989.

 Mères de clan iroquoiennes ou fondatrices françaises, les premières Montréalaises sont déjà au cœur du développement de la société. Trop souvent invisibles et peu souvent créditées de leurs contributions, des générations de femmes ont été à l’avant-garde du développement éducatif, sanitaire et culturel, des progrès de la citoyenneté, de l’équité et des droits sociaux, et des transformations du marché du travail. En traversant la ville, on évoque des femmes inspirantes et on explore des lieux où l’action des femmes a changé leurs vies et… la ville.


4. L’école montréalaise : une école pour qui ? (circuit en autobus)

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Pointe-Saint-Charles, Montréal, 1967.
Photo Gabor Szilasi

 À Montréal, l’accès des classes populaires à l’éducation a longtemps été restreint : en 1943, des petites filles de dix ans travaillaient à la filature Dominion Textile à Saint-Henri. L’histoire de l’éducation à Montréal, marquée par l’exclusion et l’inégalité, est également l’histoire de ceux et celles qui ont lutté pour instaurer l’école obligatoire, gratuite pour tous les enfants, ouverte à toutes les cultures et offrant les mêmes parcours aux filles et aux garçons. Le circuit permet de situer les défis actuels dans le contexte des luttes historiques pour l’accès à l’éducation.


5. Avant-gardes et exclus : les marginalités urbaines 

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Le Vestiaire des Pauvres, aujourd’hui Accueil Bonneau, rue de la Commune.
Archives des sœurs Grises de Montréal, L035-Y1B

Au cœur des cités, styles et conditions de vie divers ou opposés se côtoient, normes sociales et marges se frottent et mettent à l’épreuve la cohabitation de citadins que tout sépare mais que l’espace public réunit. En traversant le centre-ville de Montréal, on explore des lieux qui illustrent la présence, dans l’histoire et aujourd’hui, d’une marginalité subie (l’exclusion sociale) et d’une marginalité choisie et assumée (les avant-gardes). Examinant leurs relations difficiles – souvent violentes, mais parfois inspirantes – avec les autorités et le reste de la population, le circuit questionne la façon dont la société s’occupe de ses exclus et dont elle apprend de ses avant-gardes.


6. Les fous crient au secours ! : santé mentale et citoyenneté (circuit en autobus)

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Le livre-choc de Jean-Charles Pagé (1961).

 En 1961, le livre-choc d’un ex-patient psychiatrique, Les fous crient au secours !, déclencha le mouvement de la désinstitutionnalisation. Au-delà d’une réforme mal menée, on assiste à un changement de mentalité face aux personnes en souffrance mentale. En plus des sites d’internement psychiatrique du 19e siècle, le circuit explore les lieux où ont débuté l’accueil et le contrôle de ceux qu’on appelait « fous ». En se rappelant des épisodes dramatiques de l’histoire de la psychiatrie, on prend la mesure de ce qu’il reste à faire pour atteindre un plein respect des droits des personnes souffrant mentalement. Le circuit présente aussi des pratiques alternatives communautaires qui favorisent l’entraide et la solidarité entre les personnes et l’intégration à leur milieu.


7. Rencontres autochtones : Montréal et ses premiers habitants (circuit en autobus)

Jean-Baptiste Rice, pilote fluvial amérindien, vers 1890

Pilote amérindien : Jean Baptiste Rice, pilote fluvial, environs de Montréal, vers 1890.
Musée McCord, MP-0000.933.5

Fondée par des Français qui voulaient convertir les Amérindiens au catholicisme, Ville-Marie a existé parce que l’imaginaire européen avait besoin des « sauvages ». Puis, à l’époque où la Nouvelle-France vivait de la traite des fourrures, Montréal est devenue l’un des grands carrefours euro-amérindiens du continent. Aujourd’hui, Autochtones et non-Autochtones se côtoient toujours dans la ville, mais les réalités autochtones demeurent occultées et incomprises. Du Vieux-Montréal au Centre d’amitié autochtone, le circuit évoque la présence fondamentale des Autochtones en milieu urbain, du 16e au 21e siècle.

En haut

Enjeux de mobilisation et d’action

1. L’action populaire et citoyenne à l’œuvre (circuit en autobus)

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Manifestation des mouvements sociaux en mars 2011 à Montréal.
Photo Bernard Vallée

Très actif à Montréal, un vaste réseau de groupes associatifs, comités de citoyens, groupes populaires et communautaires, coopératives et entreprises d’économie sociale est né de la volonté d’émancipation des milieux populaires et du soutien de leurs alliés syndicaux et de l’animation sociale. Depuis les luttes des années 1960 contre le bulldozage des quartiers populaires jusqu’aux services et aux aménagements novateurs d’aujourd’hui, la visite suit l’évolution du mouvement communautaire au cours des cinquante dernières années, ses courants de pensée, ses conditions d’existence, ses questionnements, à travers des quartiers qui ont vu sa naissance, son développement et ses réalisations exemplaires.


2. Montréal en résistance (circuit en autobus)

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Graffiti de trottoir au pochoir, mobilisation étudiante du « Printemps érable ».
Photo Bernard Vallée, 2013

Depuis les débuts de l’histoire de la ville, les citoyens et les citoyennes de Montréal  manifestent un intense esprit de résistance à l’injustice et la volonté de construire des alternatives. C’est ce que raconte ce circuit qui évoque la résistance des esclaves du dix-huitième siècle et le ras-le-bol politique et social du « printemps érable », en passant par la lutte des Patriotes pour la démocratie, les combats des premières féministes, l’action des premiers syndicats ouvriers et des organisations de chômeurs, le Refus global des artistes et l’émergence des mouvements populaires de quartier.


3. On a rêvé Montréal (circuit en autobus avec interventions théâtralisées)

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Évocation de Joseph Guibord, de l’Institut canadien, sur sa tombe au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.
Photo Suzanne LaFerrière

Montréal Explorations propose la découverte de l’histoire dans laquelle s’inscrivent les projets utopiques d’aujourd’hui. Depuis le dix-huitième siècle à Montréal, des hommes et des femmes ont porté, souvent à contre-courant, des idéaux de justice sociale et de démocratie. Le circuit permet de connaître ces gens parfois oubliés et de faire revivre – avec des moyens inusités ! – leur projet et leur époque. Certains se sont battus pour que nous puissions voter, avoir un salaire qui nous permette de vivre, ou discuter d’idées nouvelles sans être frappés d’exclusion; d’autres nous ont donné un hôpital, une bibliothèque, une coopérative de logements… Un peu partout, la ville porte la marque de leur action.


4. Récit des luttes urbaines (conférence)

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Occupation militante des 49 logements de la rue Saint-Norbert avant leur démolition, août 1975.
Photo Bernard Vallée

Le Récit est présenté comme une pièce en plusieurs actes : après un prologue évoquant deux épisodes dramatiques de l’histoire du logement (les expulsions violentes des chômeurs des années 1930 et la lutte des vétérans sans logis de l’après-guerre), il se découpe en cinq temps correspondant aux cinq dernières décennies (1960, 1970, 1980, 1990, 2000). Pour chaque période, le récit aborde des grandes mobilisations dans le domaine de l’aménagement urbain, illustrées par des photos d’archive et des affiches populaires.


5. Libre et solidaire : Léa Roback, une traversée militante du vingtième siècle (circuit en autobus)

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Ouvrières de la Biltmore Shirt (3575, boulevard Saint-Laurent), 1934. Rubenstein Bros. Co. Inc.

La vie de Léa Roback (1903-2001), qui a traversé le vingtième siècle au rythme des luttes politiques, ouvrières, populaires, féministes et internationalistes, nous montre la vitalité des mouvements sociaux qui ont contribué aux progrès de la démocratie et de la justice sociale dans la société montréalaise et québécoise.


6. Rouges au cœur de la crise : Norman Bethune et l’avant-garde sociale des années 1930 (circuit en autobus)

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Norman Bethune, 1936.
Photo Charles Comfort

Dans la noirceur politique et économique des années 1930, le chirurgien Norman Bethune et toute une génération de militantes et de militants ont rêvé d’une société plus juste et d’une ville plus humaine. Le circuit révèle un Montréal de solidarités populaires et ouvrières, éclairé par des personnages hors du commun.

En haut 

Enjeux de culture : la ville et son ADN

1. Montréal en toutes lettres (circuit en autobus et conférence)

Fleury-Mesplet

Fleury Mesplet (1734-1794), premier imprimeur de Montréal.
Musée du Québec, 67.197

Proportionnellement à sa population, le Québec édite davantage de livres que la France, les États-Unis ou le Canada anglais. Pourtant, le livre n’a pas toujours eu une place d’honneur dans la société québécoise, et encore aujourd’hui, tous n’ont pas le même accès à l’univers de l’écrit. Montréal Explorations raconte l’histoire du livre et de la lecture en Nouvelle-France, l’apparition de l’imprimerie et d’une culture de débat politique au 19e siècle, les combats pour les bibliothèques publiques, l’alphabétisation et l’éducation des adultes, la lutte contre la censure, et la réalité d’une ville où à toutes les époques des gens se sont acharnés pour créer, diffuser, défendre, et ouvrir à tous la culture du livre.


2. L’art dans la ville (circuits en autobus)

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La Joute de Jean-Paul Riopelle devant la verrière de Hal Ingberg, place Jean-Paul-Riopelle.
Photo Bernard Vallée

L’art est présent dans la ville dans ses musées et ses galeries. Il s’affiche à l’intérieur et aux façades des édifices publics et il déborde dans la ville sous formes d’œuvres commémoratives, ludiques ou créatrices d’ambiances, issues de commandes publiques, communautaires ou privées, ou de manifestations créatives sans-papier sur les murs de la cité. Montréal Explorations offre plusieurs circuits sur l’évolution de l’art public à Montréal, sur les murales et les graffitis, sur l’art contemporain.


3. Le Montréal de Nelligan (circuit en autobus)

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Émile Nelligan (1879-1941) en 1899, l’année de son internement définitif.
Photo Laprès & Lavergne. Bibliothèque et Archives Canada, C-88566

Le 26 mai 1899, Émile Nelligan triomphe au château Ramezay en lisant « La romance du vin » devant un public enthousiaste ; quelques mois plus tard, il est interné à l’asile Saint-Benoît. Sur les traces du jeune poète au destin tragique et de ses amis de l’École littéraire de Montréal, le circuit explore les transformations culturelles et sociales de la ville à l’aube du vingtième siècle.


4. Montréal en scènes (circuit en autobus)

Academie-Musique_1875

L’Académie de Musique rue Sainte-Catherine, grande salle de spectacle du 19e siècle.
Canadian Illustrated News
, 4 décembre 1875

Du théâtre de société des gouverneurs de Montréal aux festivals de renommée internationale, les arts de la scène sont présents tout au long de l’histoire de la ville. Alors que le nouveau Quartier des spectacles et ses élégantes installations extérieures cherchent à dynamiser l’activité culturelle du centre-ville, le circuit explore les lieux où a commencé l’engouement des Montréalais pour les divertissements sur scène, bourgeois ou populaires, savants ou burlesques, dans les jardins de plaisir, au musée de curiosités, au club, au cabaret, au théâtre ou à l’écran.


5. Montréal sous l’œil des peintres (circuit en autobus)

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Vue d’Hochelaga par Marc-Aurèle Fortin, 1932.

Après la Première Guerre mondiale, alors que la culture urbaine remplace peu à peu la culture rurale et que Montréal arrive à l’apogée d’une exceptionnelle croissance, plusieurs peintres sont séduits par le dynamisme de ses paysages, la modernité de ses formes et de ses matériaux. Sur les traces et avec le regard de ces artistes, montréalais de souche ou d’adoption, et à partir de leurs coups de cœur pour la ville et ses quartiers, ses charmes et ses misères, le circuit nous fait revivre des étapes majeures de l’évolution de Montréal et de la société québécoise, tout en admirant des œuvres sur les lieux mêmes qui les ont inspirées.


6. Sur les traces de Jos. Venne, architecte (circuit en autobus)

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Joseph Venne (1859-1925). Sur les traces de Jos. Venne, Septentrion, 2013

La carrière de Joseph Venne, qui prend son essor au tournant du vingtième siècle au moment où Montréal connaît une forte expansion, symbolise l’accession du Québec à la modernité. D’origine modeste, ce fils du quartier Saint-Jacques, autodidacte de l’architecture, crée des bâtiments qui font appel aux techniques de construction les plus modernes de son époque. Cofondateur de l’association qui deviendra l’Ordre des architectes, il est le premier professeur d’architecture canadien français. Le circuit fait connaître ses œuvres aux décors spectaculaires, éléments marquants du patrimoine religieux et du paysage montréalais.

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Enjeux de mémoire : le passé éclaire le présent

1. Montréal, métropole du dix-neuvième siècle (circuit en autobus)

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Vue du canal de Lachine depuis la cheminée de la centrale de la Montreal Street Railway, 1896.
Wm. Notman & Son. VIEW-2944, Musée McCord

Trois quartiers montréalais témoignent des contrastes saisissants qui caractérisent la ville au dix-neuvième siècle. À partir des années 1860, le Griffintown et l’est de Pointe Saint-Charles sont habités par un nouveau prolétariat urbain travaillant dans les fonderies, les briqueteries, les minoteries et les ateliers ferroviaires de la nouvelle économie industrielle. Pendant ce temps, sur les flancs du mont Royal, la bourgeoisie anglo-protestante qui domine la ville affiche un luxe ostentatoire, tandis que dans le Vieux-Montréal, les banques montréalaises au cœur du système financier canadien élaborent des opérations dont les effets se font sentir à New York, à Londres et jusque dans les Caraïbes.


2. Montréal carrefour : genèse d’une ville pluriethnique (circuit en autobus)

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Immigrants ukrainiens au poste de l’immigration de Québec, 1910.
Archives nationales du Canada, C-4745

Fondée par des Français dévots désireux de convertir les Amérindiens au christianisme, prenant son essor grâce au commerce de la fourrure avec ces mêmes Amérindiens, Montréal doit son existence au fait qu’elle est un lieu de rencontre entre les cultures. À la fois française et anglaise depuis la Conquête, la ville est façonnée à partir du dix-neuvième siècle par une immigration qui sera surtout européenne jusqu’aux années 1960. Montréal a accueilli les Irlandais fuyant la pauvreté et la famine, les Juifs d’Europe centrale fuyant les massacres et la répression politique, les Chinois qui ont construit le chemin de fer transcontinental, les Noirs américains et antillais travaillant à bord des trains et bien d’autres encore. Le circuit explore les lieux de l’immigration historique dans la ville et la présence incontournable des immigrants dans la culture commune des Montréalais.


3. Les religions dans la ville : Montréal et sa diversité (circuit en autobus)

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Inauguration des travaux d’Expo 67 (1963) : dernier sursaut de l’alliance des élus et du clergé.
Archives de Montréal, VM94-EX237-007

Ce circuit explore les racines historiques de la coexistence des religions à Montréal. Un régime biconfessionnel, mis en place au dix-neuvième siècle pour assurer la cohabitation des catholiques et des protestants dans des voies parallèles destinées à ne jamais se rencontrer, est perturbé par l’arrivée, au début du vingtième siècle, d’un nombre important de juifs qui ne peuvent que remettre en question un système institutionnel binaire qui nie leur existence. À l’heure où certaines manifestations de croyances religieuses sur la place publique sont débattues et contestées, le circuit rappelle que le pluralisme des croyances et des convictions s’inscrit depuis longtemps dans le paysage montréalais et cherche à comprendre ce que serait une laïcité « à la québécoise ».


4. Le Vieux-Montréal au cœur de la vie urbaine (circuits à pied)

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Marché de la place Jacques-Cartier.
Carte postale, collection Bernard Vallée

Ce circuit propose aux Montréalais de se réapproprier le quartier qui a été un lieu de rencontre entre Français et Amérindiens au dix-septième et au dix-huitième siècles, le cœur de la ville portuaire au dix-neuvième et au vingtième, et le lieu des mobilisations politiques des Montréalais depuis les colères collectives des paysans du régime français jusqu’aux grands rassemblements pour contester la pendaison de Louis Riel en 1885 ou la conscription en 1942. Au fil des circuits, on rencontrera des contestataires des années 1790 et des journaux insurgés de 1837, des esclaves fugitifs de 1850, des immigrants italiens et arabophones, des marins et des religieuses, des féministes et des ouvriers imprimeurs…


5.  Plateau Mont-Royal (circuits en autobus et à pied et conférence)

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Église Saint-Enfant-Jésus à Saint-Louis-du-Mile-End.
Carte postale, collection Catherine Browne

Le Plateau attire aujourd’hui une population des plus diversifiées, séduite par son intense vie communautaire et culturelle. Il y règne une atmosphère quasi villageoise qui fait oublier le rythme trépidant du centre pourtant tout proche. Sur les traces des villages et des anciennes banlieues qui formaient son territoire, des travailleurs des carrières, des ouvriers tanneurs, des gentlemen farmers et des promoteurs d’autrefois, , on découvre le laboratoire d’une nouvelle urbanité à la fin du dix-neuvième siècle et un lieu d’innovation urbaine et sociale aujourd’hui. Le circuit offre l’occasion de parcourir un quartier d’une grande richesse architecturale et communautaire.


6. La rue est leur maison : des vagabonds aux itinérants  (circuit en autobus)

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Le Montreal Protestant House of Industry and Refuge à l’angle des rues Dorchester et De Bleury.
Collection privée, Musée McCord, PERS-06

De l’ancien quai des Enfants trouvés à la nouvelle place Émilie-Gamelin, des caves des entrepôts du port d’autrefois au square Viger actuel, on explore 350 ans de crainte et de mise à l’écart des pauvres et des déviants sociaux, mais aussi plus de trois siècles de compassion et de solidarité sociale avec ceux et celles dont la rue est la maison… et le lieu de survie. Un circuit qui vise le cœur d’un des plus grands scandales de notre riche société.

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Passions montréalaises : autour de lieux marquants

1. Montréal premier regard (circuit en autobus)

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Vue sur Montréal depuis la Tour du Stade Olympique, 2008.
Andrei Tilin (Flickr)

Fondée en 1642 par un groupe de Français dévots désireux de convertir les Amérindiens au christianisme, Montréal devient au dix-neuvième siècle la plus grande ville de l’Amérique du Nord britannique et le cœur industriel de l’économie canadienne. Au vingtième siècle, la désindustrialisation et l’émergence d’une économie de services marquent profondément le paysage urbain. Le circuit permet de découvrir l’histoire et la géographie du développement de la ville : le fleuve fondamental pour son existence; le Vieux-Montréal, premier noyau urbanisé; les anciens quartiers industriels du canal Lachine; le mont Royal, élément central de l’identité montréalaise; le Plateau Mont-Royal au cœur de la vie culturelle et Parc-Extension, quartier de nouvelle immigration témoignant de la multiplicité des cultures présentes à Montréal aujourd’hui.


2. Le boulevard Saint-Laurent : ligne de partage, lieu de rencontre (circuits à pied ou en autobus)

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Le Baxter Block, boulevard Saint-Laurent.
Photo, Bernard Vallée, 2006

Comme le fleuve dont il porte le nom, le boulevard Saint-Laurent a été pour Montréal l’axe premier d’un peuplement pluriel. Autour de ses tavernes, de ses commerces et de ses manufactures, la ville est sortie de ses murs en étendant vers le nord ses quartiers populeux. Du port à la rue Jean-Talon, la Main a accueilli les manufactures de vêtements et les vagues successives d’immigrants qui y ont travaillé, les grandes mobilisations politiques et syndicales, les divertissements populaires licites et illicites, les artistes d’avant-garde et les marginaux de toutes les époques. Les circuits mettent en lumière la « déroutante splendeur » (Pierre Anctil) de cette grande artère, épine dorsale de Montréal, lieu de passage et de rencontre.


3. Les quartiers du canal Lachine : travail et solidarité (circuits en autobus ou à pied)

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Projet d’agrandissement du canal de Lachine, 1877.
Canadian Illustrated News, 10 février 1877

Au carrefour du fleuve, du canal et de la voie ferrée, le Sud-Ouest est le cœur de la ville industrielle au dix-neuvième siècle et au début du vingtième, l’endroit où la rencontre entre les Canadiens français et les Irlandais fuyant la misère de leurs campagnes respectives donne naissance à la classe ouvrière montréalaise. Dans ces quartiers d’une exceptionnelle densité historique, on découvre aujourd’hui des usines recyclées, des écluses remises en activité, des mobilisations pour faire entendre la voix des citoyens et des questions sur l’avenir.


4. Le port de Montréal : la ville et la mer (découverte en bateau)

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Port de Montréal.
Carte postale, collection Bernard Vallée

C’est à son port que Montréal doit largement son existence, son statut de métropole et sa place dans le continent. Une visite pleine d’histoire(s), qui raconte navires et commerce, ponts et quais, faune et courants, qui offre des vues et des points de vue insoupçonnés sur la ville et qui révèle aux Montréalais leur réalité trop oubliée… d’insulaires.


5. Le mont Royal : l’âme secrète de la ville (circuit à pied ou en autobus)

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Au dessus de la montagne plane le génie de la Renommée, et la Croix se drape du carré rouge des étudiants.
Photo, Bernard Vallée, 2005

La dimension modeste du mont Royal est sans rapport avec l’importance considérable de ce que nous appelons fièrement « la montagne » dans le développement urbain et social de Montréal et dans l’imaginaire des Montréalais. Aux flancs et sur la montagne, une balade inusitée dans des sites patrimoniaux qui évoquent les fonctions naturelles, sacrées, éducatives, sanitaires, récréatives et festives qui se sont ajoutées au cours de son histoire.


6. Rue Jean-Talon : ensemble et différents (circuit à pied)

Jean-Talon_Casa-d-Italia_2013

Casa d’Italia, rue Jean-Talon.
Photo Bernard Vallée, 2013

Les enseignes de la rue Jean-Talon évoquent aujourd’hui le Maghreb et la Thaïlande, l’Afrique et l’Amérique latine, Sri Lanka et le Vietnam. Mais il y a déjà plus de cent ans que le secteur traversé par cette artère se situe au carrefour des cultures. Vers 1900, les quartiers au nord de la voie ferrée commencent à se lotir, puis à s’urbaniser avec l’arrivée des Canadiens français et des Canadiens anglais, des Juifs et des Irlandais, des Italiens et des Syriens-Libanais. En 1930, la Ville crée un nouveau marché public, qui s’appellera le marché Jean-Talon, pour desservir la population d’un secteur maintenant densément peuplé. Le circuit propose la découverte d’une artère qui n’a pas fini de nous étonner.


7.  Le Haut-Saint-Laurent de l’Iroquoisie à la banlieue (circuit en autobus)

Kahnawake-fort

Fort et village des Amérindiens de la mission jésuite de Sault-Saint-Louis (Kahnawake d’aujourd’hui).

Du territoire mohawk de Kahnawake jusqu’au canal de Beauharnois (ou même jusqu’à Salaberry-de-Valleyfield en excursion d’une journée), le circuit aborde tour à tour la présence amérindienne et le système défensif de la Nouvelle-France, les anciennes seigneuries des sœurs Grises et de Beauharnois, les lieux de villégiature au bord du fleuve, les industries d’autrefois, et la transformation aujourd’hui de la Montérégie en banlieue.

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