Nouvelles

« Jardins Guilbault : éblouir les Montréalais » : une conférence

Catégories : Nouvelles

Comment les Montréalais, nouveaux citadins, célébraient-ils la nature en ville ? Comment s’amusaient-ils en s’ouvrant aux curiosités du monde avant le temps du cinéma… à cette époque où le Plateau-Mont-Royal, qui s’appelait alors la Côte-à-Baron et Coteau-Saint-Louis, était d’abord pour eux une destination de loisirs ?

Une conférence de Bernard Vallée de Montréal Explorations sur l’histoire de ce jardin spectaculaire de la Main (rue Saint-Laurent) dans les années 1860, témoin du goût des Montréalais pour l’horticulture et les divertissements spectaculaires internationaux.

 

Entrée du Jardin zoologique Guilbault, rue Guilbault, entre 1862 et 1869. Walker. Musée McCord, M930.50.5.126.

Entrée du Jardin zoologique Guilbault, rue Guilbault, entre 1862 et 1869. Walker. Musée McCord, M930.50.5.126.

Hippozoonomadon, La Minerve, 16 août 1862. BAnQ.

Hippozoonomadon, La Minerve, 16 août 1862. BAnQ.

Éblouir les Montréalais

La conférence présente les efforts de cet entrepreneur créatif, le « Barnum canadien », pour offrir aux Montréalaises et aux Montréalais l’occasion d’admirer et d’acquérir des plantes rares au coeur d’un « jardin de plaisir » où l’on pouvait prendre des rafraîchissements, écouter de la musique et danser le soir sous les illuminations.

Après avoir occupé plusieurs sites dans les faubourgs autour de la ville depuis 1831, le jardin s’installe, pour son dernier tour de piste, près de la rue Saint-Laurent très peu construite, à proximité du nouvel Hôtel-Dieu, au sud de ce que nous appelons aujourd’hui le Plateau-Mont-Royal. Guilbault va y réunir des attractions, y organiser des fêtes et y accueillir spectacles, concerts et cirques qui vont cohabiter avec les expositions botaniques, la ménagerie et un musée de curiosités. Un patinoir [sic], le Glaciarium, complète le site et accueille les amateurs, des spectacles sur glace et de mémorables mascarades.

 

Le Jardin Guilbault en 1869. Fortification Surveys, surveyed in 1868-1869, under the direction of Lieut. H. S. Sitwell, Bibliothèque et Archives Canada.

Le Jardin Guilbault en 1869. Fortification Surveys, surveyed in 1868-1869, under the direction of Lieut. H. S. Sitwell, Bibliothèque et Archives Canada.

L'Hôtel-Dieu et le Jardin Guilbault en 1869. Panorama depuis la montagne. James Inglis. Musée McCord.

L’Hôtel-Dieu et le Jardin Guilbault en 1869. Panorama depuis la montagne. James Inglis. Musée McCord.

 

Guilbault, un pionnier

Pionnier de la popularisation des plantes ornementales et des jardins d’agrément, Guibault, avec son jardin de divertissement, est aussi le précurseur des parcs d’amusement de la fin du 19e et le début du 20e siècles, qui ajoutèrent aux attractions anciennes les manèges utilisant les prouesses des nouvelles technologies. Peut-on dire que son jardin est l’ancêtre du Jardin botanique, de La Ronde, de l’amphithéâtre du festival de Lanaudière et… du zoo de Granby !

Le Jardin Guilbault en 1852, alors qu'il était situé à l'emplacement actuel du Coeur des sciences de l'UQÀM.

Le Jardin Guilbault en 1852, alors qu’il était situé à l’emplacement actuel du Coeur des sciences de l’UQÀM.

Publicité du Jardin Guilbault pour l'aéronaute français Morat. La Minerve, 11 juillet 1857

Publicité du Jardin Guilbault pour l’aéronaute français Morat. La Minerve, 11 juillet 1857

Les vrais amants du Titanic

La conférence présentera aussi l’évolution de ce secteur du Plateau, traversé par le boulevard Saint-Laurent, après la fermeture du Jardin Guilbault en 1869. On y découvrira les efforts d’hommes d’affaire pour faire de la Main un axe prestigieux et prospère ; on assistera à l’industrialisation du boulevard et à l’établissement, au sein d’un quartier canadien-français, de l’immigration de familles de travailleurs juifs d’Europe Centrale et de l’Est ; on évoquera même les véritables amants du Titanic (vous découvrirez le lien avec ce secteur de la Main à la conférence) !

 

L’Hippozoonomadon

La conférence a été préparée pour être donnée à l’origine à l’HIPPOZOONOMADON, la nouvelle aire de repos urbaine temporaire installée, pour l’été 2015, rue Guilbault Est par la Société de développement du boulevard Saint-Laurent et l’arrondissement Plateau-Mont-Royal. Le nom de l’installation évoque le passage au Jardin Guilbault, en 1862, d’un ensemble de cinq cirques ou attractions dont la vedette était un hippopotame du Nil.

Hippozoonomadon, La Minerve, 16 août 1862. BAnQ.

Hippozoonomadon, La Minerve, 16 août 1862. BAnQ.

 

Cette conférence d’une heure trente est disponible sur demande pour des présentations en salle.

Elle est illustrée d’un diaporama très riche en images d’archives.

Pour plus d’informations et pour commander la conférence, contacter Montréal Explorations

Visit Us On FacebookCheck Our Feed