Programmation grand public

Notre programmation d’explorations urbaines de l’été 2016 est terminée.

Merci à toutes les participantes et à tous les participants d’avoir répondu à nos propositions de partir explorer la ville chaque dimanche d’été, beau temps, mauvais temps, à la fraîche ou par la canicule. Un salut particulier à celles et ceux qui nous ont accompagné pour la première fois ; on espère vous revoir l’an prochain. Nous avons eu beaucoup de plaisir à revoir les habitué-e-s des autres années ; votre fidélité nous encourage à continuer à offrir ces circuits et à leur assurer un haut niveau de pertinence et de qualité.

C’est la curiosité et la passion qui nous animent. Merci de les avoir nourries par les vôtres !

Pour connaître la programmation de la saison 2017, n’oubliez pas de vous inscrire à l’Infolettre.

Il reste une dernière activité avant la fin de 2016 : un spectacle hommage à Gaston Miron auquel Montréal Explorations s’est associé. Pour réserver une place, allez au Calendrier.

Programme d’explorations urbaines 2016

Visites guidées

Des circuits hors des sentiers battus

Au cœur de l’histoire et de la vie urbaines, des explorations qui éclairent les enjeux d’aménagement du territoire, de développement social et de protection du patrimoine et de l’environnement.

Comme des sherpas urbains, les membres du collectif de Montréal Explorations accompagnent les citoyennes et les citoyens dans l’exploration de leur milieu, de leur quartier, de la ville : explorations in situ, grâce à des circuits pédestres ou en autobus, ou explorations virtuelles, grâce à des conférences illustrées. Hors des sentiers battus des activités touristiques, ils cherchent à mettre en lumière les lieux, les mouvements, les événements moins connus qui témoignent de l’évolution de la cité.

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Bernard Vallée, animateur Montréal Explorations. Photo : André Querry

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Jocelyne Lavoie, animatrice invitée. Photo : Samuel Gallant.

 

Téléchargez la programmation grand public

 

CALENDRIER


Dimanche 12 juin 2016, 13 h 30 à 17 h

Le quartier Bonsecours : l’est du Vieux-Montréal

Départ : métro Champ-de-Mars, sortie avenue Viger.

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 19 juin 2016, 14 h à 16 h 30

La marche à Miron : Gaston Miron, le poète de l’amour et du politique

Départ : devant le 4451, rue Saint-André, Plateau-Mont-Royal.

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 2 h 30 ; Animatrice : Jocelyne Lavoie.


Dimanche 26 juin, 13 h 30 à 17 h

Quand le Plateau était vert : vergers et jardins de plaisir de la Côte-à-Baron

Départ : métro Place-des-Arts, sortie angle des rues Président-Kennedy et Kimberley (UQÀM).

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 3 juillet, 13 h 30 à 17 h

Aux origines de l’imprimerie : le centre du Vieux-Montréal

Départ : devant le Centre d’histoire de Montréal, 335 place d’Youville.

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.

En collaboration avec le Musée de l’imprimerie du Québec


Dimanche 10 juillet, 13 h 30 à 17 h

Les ruelles de nos quartiers : la ville derrière la ville

Départ : square Saint-Louis, près de la rue Saint-Denis.

Circuit en autobus. Coût : 20 $. Durée : 3 h 30 ; animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 17 juillet, 13 h 30 à 17 h

Les seigneurs de la Montagne :

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Départ : métro Atwater, sortie rue Greene (Westmount Square).

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 3 h 30 ; animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 24 juillet, 13 h 30 à 17 h

Des banques au port : l’ouest du Vieux-Montréal

Départ : métro square Victoria, sortie rue Saint-Jacques.

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 3 h 30 ; animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 31 juillet, 13 h 30 à 17 h

Les ruelles de nos quartiers : la ville derrière la ville

Départ : square Saint-Louis, près de la rue Saint-Denis.

Circuit en autobus. Coût : 20 $. Durée : 3 h 30 ; animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 7 août, 14 h à 16 h 30

La marche à Miron : Gaston Miron, le poète de l’amour et du politique

Départ : devant le 4451, rue Saint-André, Plateau-Mont-Royal.

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 2 h 30 ; animatrice : Jocelyne Lavoie.


Dimanche 14 août, 13 h 30 à 17 h

Quand le Plateau était vert : vergers et jardins de plaisir de la Côte-à-Baron

Départ : métro Place-des-Arts, sortie angle des rues Président-Kennedy et Kimberley (UQÀM).

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 3 h 30 ; animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 21 août, 13 h 30 à 17 h

Les seigneurs de la Montagne :

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Départ : métro Atwater, sortie rue Greene (Westmount Square).

Circuit à pied. Coût : 10 $. Durée : 3 h 30 ; animateur : Bernard Vallée

 

DESCRIPTION DES CIRCUITS


 

La marche à Miron : Gaston Miron, le poète de l’amour et du politique

Gaston Miron. Photo : Jean-Paul Stercq

Gaston Miron. Photo : Jean-Paul Stercq

Il y a vingt ans, Gaston Miron nous quittait.

Une promenade comme un voyage dans l’univers intime du poète, au cœur du quartier qu’il a choisi comme territoire d’adoption : le Plateau-Mont-Royal.

La marche à Miron nous conduira là où les choses ont commencé, et là où les choses sont arrivées. Des lieux et des adresses jusqu’alors anonymes feront écho au parcours de vie de celui qui a contribué, par la justesse de son écriture et par la force de son engagement social et politique, à l’édification d’une identité québécoise.

La promenade sera aussi l’occasion d’évoquer certains évènements sociaux et politiques marquants auxquels Miron a participé durant les quelques 50 années où il a vécu sur le Plateau, de 1947 à 1996.

Au terme de ce voyage abracadabrant, les marcheurs seront invités à partager leur amour de la poésie de notre poète national au Café Cherrier, en face du square Saint-Louis, là où Miron a vécu sa plus longue tranche de vie dans le voisinage de nombreux artistes et intellectuels québécois.

 

Le Vieux-Montréal en trois circuits

Une exploration en trois temps au cœur de la vieille ville pour découvrir la vie quotidienne des Montréalais et des Montréalaises des trois derniers siècles et les évènements qui ont marqué leur destin.

1. Le quartier Bonsecours : l’est du Vieux-Montréal

L’est du Vieux-Montréal vu de la colline de la citadelle. Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 2896865.

L’est du Vieux-Montréal vu de la colline de la citadelle. Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 2896865.

Avant de s’appeler le Vieux-Montréal, la vieille ville était le cœur vivant de Montréal habité par l’ensemble de ses classes sociales : riches et pauvres, artisans et hommes politiques, ouvrières et propriétaires fonciers, esclaves et notaires, juges et débardeurs…

Le quartier Bonsecours, au nord du grand marché, a gardé plus longtemps que tout autre une fonction résidentielle et la présence d’une population de condition modeste.

Le circuit explore les commerces, les écoles, les usines, les rues et les maisons où vivaient ces Montréalais au centre de la ville d’autrefois.


2. Aux origines de l’imprimerie : le centre du Vieux-Montréal

Atelier de composition, gravure de L’Illustration, 14 juillet 1849.

Atelier de composition, gravure de L’Illustration (France), 14 juillet 1849.

Jusqu’à la fin du régime français, les presses sont interdites sur le territoire de Montréal, de même que pour toute la Nouvelle-France. Mais l’arrivée à Montréal de l’imprimeur français Fleury Mesplet en 1776 changea pour toujours cette situation. Si c’est dans la ville de Québec que l’on voit d’abord s’installer les premiers imprimeurs et éditeurs du Québec, la ville de Montréal ne sera pas en retard et accueillera des dizaines d’imprimeurs entre 1800 et 1840.

Jusqu’à la fin du 19e siècle, les imprimeurs seront au cœur des intenses débats politiques qui verront émerger la démocratie et la liberté d’expression. Qui sont ces imprimeurs montréalais ? Où apprennent-ils leur métier et comment le pratiquent-ils ?

Au cours d’une visite animée dans les rues du Vieux-Montréal, les visiteurs sont invités à découvrir le monde fascinant des imprimeurs et les particularités de leur métier à une époque où les mots écrits allumaient des incendies.

3. Des banques au port : l’ouest du Vieux-Montréal

Port et place Royale, 1864. Photo : John Henry Barton. Archives de Montréal, P90SYP1

Port et place Royale, 1864. Photo : John Henry Barton. Archives de Montréal, P90SYP1

La vie financière de Montréal commence au début du 19e siècle quand les activités commerciales explosent grâce au développement du transport maritime et ferroviaire. Les nouvelles banques éblouissent le passant, séduisent l’investisseur et sécurisent l’épargnant par des palais regroupés dans une même rue, une cité financière, la rue Saint-Jacques.

À partir de la petite pointe où les pionniers français ont fixé leur premier établissement, un grand port s’est arrimé à la vieille ville qui a fait sauter ses fortifications et étend ses faubourgs populeux.

Un circuit pour comprendre la naissance d’une métropole.

 

Les seigneurs de la Montagne :
une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Ancienne ferme Hurtubise (1739), 561, chemin de la Côte-Saint-Antoine. Photo : Bernard Vallée, 2014.

Ancienne ferme Hurtubise (1739), 561, chemin de la Côte-Saint-Antoine. Photo : Bernard Vallée, 2014.

Châteaux de légende et capitaines d’industrie, borne ancestrale et escaliers secrets, ferme pionnière et villas rurales, melon patrimonial et plantes exotiques, boulingrin, domestiques et jardiniers, fresques angéliques et dentelles de façade, village de la gare et autres rencontres sous les grands arbres. Un circuit à travers les sites ruraux français de la ville de Westmount, les villas de la cité verte des « barons » anglais et écossais et les modestes « villages » du pied de la montagne.

Même si Westmount se drape dans un magnifique isolement sur son flanc de montagne, son histoire, sa richesse et son aménagement particulier sont étroitement liés au développement de Montréal, son cœur financier et ses quartiers industriels et ouvriers, The City below the Hill.

En descendant la montagne, on constatera le résultat de la planification et du contrôle de la qualité du développement urbain que Westmount va mettre en œuvre très tôt pour offrir un cadre d’exception, sélectionner une population privilégiée et assurer la pérennité de son mode de vie.

Mais il y a aussi un autre Westmount, celui des travailleuses domestiques qui faisaient fonctionner ces grandes maisons et celui des employés qui ont trouvé, près des anciennes gares, des cottages et des maisons en rangées dont presque tous les détails victoriens nous ont été conservés.

Les ruelles de nos quartiers : la ville derrière la ville

Ruelle. Photo : Antoine Désilets. BAnQ, 06M_P697S1SS1SSS06D024_005

Ruelle. Photo : Antoine Désilets. BAnQ, 06M_P697S1SS1SSS06D024_005

D’où viennent les ruelles de Montréal, et que deviennent-elles aujourd’hui ? Nées au 19e siècle dans les quartiers de la bourgeoisie anglophone, elles apparaissent ensuite dans les quartiers populaires qui émergent à partir des années 1890. Dans le Vieux-Montréal, la ruelle est d’abord une petite rue qui rappelle les origines du 17e siècle de la ville.

Au milieu du 19e siècle, elle devient une voie de service pour les domestiques et les fournisseurs des terrace houses de la population bourgeoise du Square Mile. Mais dans les vieux quartiers populaires, l’accès aux arrières des maisons se fait encore par des portes cochères.

Il faut attendre la fin du 19e siècle pour la voir apparaître dans les nouvelles villes de banlieues qui s’annexeront à Montréal. Principalement aménagées pour contrer les incendies, elles sont parcourues par les gens des métiers itinérants, et deviennent le royaume des enfants, des cordes à linge et de la sociabilité des familles.

Aujourd’hui, on y aménage des îlots de verdure et des lieux de beauté cachés où s’expriment la convivialité, les passions horticoles et les petites folies artistiques des riverains.

 

Quand le Plateau était vert : vergers et jardins de plaisir de la Côte-à-Baron

Jardin de la résidence H. Gault, vers 1860-1870. Musée McCord, II-66988.0.

Jardin de la résidence H. Gault, vers 1860-1870. Musée McCord, II-66988.0.

Au moment où des citoyennes et des citoyens se mobilisent pour protéger et mettre en valeur les derniers espaces non encore construits et où d’autres développent des projets d’agriculture urbaine, ce circuit nous emmène au début du 19e siècle, où ce qui est aujourd’hui un des secteurs les plus densément peuplés de la région métropolitaine était une verdoyante campagne au flanc du mont Royal et au sud du plateau attenant, au bord de la dénivellation occupée aujourd’hui par la rue Sherbrooke, près du boulevard Saint-Laurent.

Cette Côte-à-Baron bien exposée était couverte de vergers et de pépinières au milieu desquelles de riches Montréalais établissaient leurs villas cossues et leurs jardins d’agrément avec vue sur le fleuve et sur les Montérégiennes. C’est là aussi qu’un ambitieux horticulteur et promoteur de spectacles, Joseph-Édouard Guilbault, établit trois de ses célèbres jardins botaniques où les Montréalaises et les Montréalais découvraient autant des plantes rares que des animaux exotiques et des attractions spectaculaires.

Un circuit qui lève l’asphalte sur le passé bucolique et festif du sud du Plateau-Mont-Royal. Un circuit qui fait découvrir un espace vert en sursis, directement venu du 19e siècle.

 

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