Programmation grand public

 Programme d’explorations urbaines été-automne 2018

Visites guidées

Des circuits hors des sentiers battus

Au cœur de l’histoire et de la vie urbaines, des explorations qui éclairent les enjeux d’aménagement du territoire, de développement social et de protection du patrimoine et de l’environnement.

Comme des sherpas urbains

Les membres du collectif de Montréal Explorations accompagnent les citoyennes et les citoyens dans l’exploration de leur milieu, de leur quartier, de la ville : explorations in situ, grâce à des circuits pédestres ou en autobus, ou explorations virtuelles, grâce à des conférences illustrées. Hors des sentiers battus des activités touristiques, ils cherchent à mettre en lumière les lieux, les mouvements, les événements moins connus qui témoignent de l’évolution de la cité.

 

 

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CALENDRIER ÉTÉ-AUTOMNE 2018

Les activités ont lieu beau temps, mauvais temps

(sauf le circuit La marche à Miron, remis au lendemain à la même heure en cas de pluie)


Dimanche 5 août 2018

13 h 30 à 17 h

La Lower Main : « lumières rouges » sur le premier quartier des spectacles

Départ : angle boulevard Saint-Laurent et avenue Viger.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Vendredi 17 août 2018

13 h 30 à 17 h

D’une basilique à l’autre : deux siècles d’architecture,

du Vieux-Montréal au centre-ville moderne

Départ : place d’Armes, au pied du monument à Maisonneuve.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Samedi 25 août 2018

14 h à 16 h 30

La marche à Miron

La vie du poète Gaston Miron sur le Plateau Mont-Royal

Départ : devant le 4451, rue Saint-André, Plateau-Mont-Royal.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 2 h 30. Animatrice : Jocelyne Lavoie.


Dimanche 2 septembre 2018

13 h 30 à 17 h

Montréal carrefour des peuples,

en suivant la rue Jean-Talon

Départ : métro Jean-Talon, sortie rue Saint-Hubert.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 16 septembre 2018

13 h 30 à 16 h

Papeniou, le quartier juif oublié de la Petite-Patrie

Départ : 5900, avenue Papineau, à l’angle du boulevard Rosemont.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animation : Catherine Browne et Bernard Vallée.


Dimanche 30 septembre 2018

13 h 30 à 17 h

Quand le Plateau était «rouge» : histoires de résistances populaires

Départ : métro Sherbrooke, sortie rue Berri Ouest.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 14 octobre 2018

13 h 30 à 17 h

Les seigneurs de la Montagne:

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Départ : métro Atwater, sortie rue Greene (Westmount Square).

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


DESCRIPTION DES CIRCUITS


La Lower Main : « lumières rouges » sur le premier quartier des spectacles

Le boulevard Saint-Laurent en 1921. Archives de Montréal.

Le boulevard Saint-Laurent en 1921. Archives de Montréal.

Le Red Light de Montréal n’existe plus. Ce quartier au bas de la Main qui avait établi la réputation sulfureuse de Montréal pendant la première partie du 20e siècle a été d’abord « nettoyé » du règne de la pègre et des policiers corrompus par la justice, de ses night clubs par l’arrivée de la télévision, et d’une bonne partie de son vieux bâti et même de ses rues par des opérations radicales de rénovation urbaine, du Plan Dozois (Habitations Jeanne-Mance) au récent Carré Saint-Laurent, en passant par l’autoroute Est-Ouest (Ville-Marie) et l’éradication du Quartier chinois par le complexe Guy-Favreau.

Ce secteur a été particulièrement associé à l’exploitation des femmes et les lanternes rouges indiquant les bordels lui ont donné son nom. On y trouvait aussi salles de paris illégaux et maisons de jeu où l’on flambait sa paye, salons de thé et buanderies où l’on se gelait à l’opium. Mais c’est aussi le premier quartier des spectacles, où tavernes et saloons présentaient leur varieties dès le milieu du 19e siècle, où les scopes offraient les premières vues animées en Amérique et où la grande maison de la culture canadienne française, le Monument national, permettait au peuple de découvrir la culture savante et aux bourgeois de se tremper dans la culture populaire.

Un circuit qui témoigne aussi d’un quartier populaire disparu et de la renaissance urbaine des Habitations Jeanne-Mance qui l’a remplacé.

 

D’une basilique à l’autre : deux siècles d’architecture,

du Vieux-Montréal au centre-ville moderne

Basilique Notre-Dame, 1850-1885. J. H. Walker. Musée McCord.

Basilique Notre-Dame, 1850-1885. J. H. Walker. Musée McCord.

Basilique Saint-Patrick, mars 1879. James Weston. Musée McCord.

Entre les deux spectaculaires basiliques catholiques, Notre-Dame (1829) au cœur de la vieille ville et Saint-Patrick (1847) sur les hauteurs du boulevard René-Lévesque, la promenade traverse l’ancienne cité financière de la rue Saint-Jacques et ses banques somptueuses, ainsi que l’étonnant Centre de commerce mondial de Montréal (1992) pionnier du renouveau du Vieux-Montréal, et se poursuit avec l’exploration des innovations urbaines et architecturales du Quartier international (2000-2004).

Une balade qui permet de découvrir des fleurons de l’architecture institutionnelle montréalaise, des temples religieux et financiers du début du 19e siècle jusqu’aux audacieuses réalisations d’aujourd’hui.

 

La marche à Miron

La vie du poète Gaston Miron sur le Plateau Mont-Royal

Gaston Miron. Photo : Antoine Désilets.

Gaston Miron. Photo : Antoine Désilets.

Avant même la publication de son recueil de poèmes L’homme rapaillé en 1970, « Miron le magnifique », comme l’avait déjà surnommé déjà Jacques Brault en 1966, est consacré poète national du Québec.

Bien qu’il soit natif de Sainte-Agathe-des-Monts dans la région des Laurentides, Gaston Miron a choisi Montréal, et plus particulièrement le Plateau Mont-Royal, comme territoire d’adoption. Pendant près de 50 ans (1947 à 1996), Miron a vécu à plusieurs adresses dans ce quartier. Neuf de ces adresses ont été choisies pour vous faire découvrir l’univers intime de Miron le poète, le militant et l’homme.

La marche à Miron nous conduira là où les choses ont commencé, et là où les choses sont arrivées. Des adresses et des lieux jusqu’alors anonymes feront écho au parcours de vie de celui qui a contribué, par la justesse de son écriture et par la force de son engagement social et politique, à l’édification d’une identité québécoise. Au terme de ce voyage abracadabrant, les marcheurs sont invités à partager leur amour de la poésie de Miron au Café Cherrier, un bistro voisin du square Saint-Louis, là où Miron a vécu sa plus longue tranche de vie dans le voisinage de nombreux artistes et intellectuels québécois.

 

Montréal carrefour des peuples,

en suivant la rue Jean-Talon

Intérieur de l'épicerie de M. Lembo sur la rue Dante à Montréal, 1910. BAnQ.

Intérieur de l’épicerie de M. Lembo sur la rue Dante à Montréal, 1910. BAnQ.

Il suffit de se promener rue Jean-Talon, du métro Jean-Talon au métro du Parc, pour remarquer la diversité des origines et des cultures qui se manifeste dans les vitrines et les enseignes : Maghreb et Thaïlande, Afrique et Amérique latine, Sri Lanka et Vietnam. Dans ce secteur où les nouveaux arrivants apportent aujourd’hui les couleurs et les saveurs de leurs pays, on trouve aussi les traces des Montréalais d’autrefois. Vers 1900, les quartiers au nord de la voie ferrée commencent à se lotir, puis à s’urbaniser. Entre 1898 et 1911, les paroisses canadiennes françaises se multiplient : Notre-Dame-du-Rosaire, Saint-Jean-de-la-Croix, Saint-Arsène, Sainte-Cécile. L’ancienne école Centennial témoigne de la présence des Anglo-Protestants; les Irlandais jouent à la crosse au stade Shamrock, aujourd’hui disparu.

Mais depuis le début du vingtième siècle, Montréal devient aussi plus cosmopolite. La ville peuplée au dix-neuvième siècle de Canadiens français, de Canadiens anglais et d’Irlandais devient plus diverse, et les nouveaux quartiers accueillent les nouveaux arrivants. Aux alentours de la rue Jean-Talon les Italiens fondent la paroisse Madonna della Difesa, les synagogues juives s’insèrent dans la trame urbaine, les Syriens Libanais s’installent en remontant la rue Saint-Hubert ou la rue Saint-Denis. Plus tard les Grecs s’installent à Parc-Extension qui aujourd’hui accueille une centaine de nationalités où dominent Sud-Asiatiques, Haïtiens et autres exilés.

Il y a donc plus de cent ans que le secteur traversé par la rue Jean-Talon se situe au carrefour des cultures, et sa vitalité pluriethnique n’est pas près de disparaître.

 

Papeniou : le quartier juif oublié de la Petite-Patrie

Ancienne école juive Chevrim Israel, 6675 rue Marquette. Photo : Bernard Vallée, 2010

Ancienne école juive Chevrim Israel, 6675 rue Marquette. Photo : Bernard Vallée, 2010

Un véritable mais éphémère village juif s’est développé au début du 20e siècle autour de la rue Papineau (entre le boulevard Rosemont et la rue Saint-Zotique).

Certains Juifs, fuyant la Russie et ses pogroms, vont ainsi s’établir à proximité de lieux d’emploi de l’est de Montréal (usine de tramways d’Hochelaga, usine ferroviaire Angus de Rosemont) qui attiraient aussi d’autres immigrants d’Europe centrale et de l’Est (Polonais, Ukrainiens, etc.).

Au milieu de terres agricoles et de carrières de pierre, un hameau juif de shoeboxes va donc se développer entre 1900 et 1930, sous les noms de « Papeniou » (diminutif de Papineau et qui veut aussi dire «petit papa» en russe) ou de « Tsignville » (la ville des chèvres). Il y avait deux synagogues sur la rue Cartier, aujourd’hui disparues, et il reste une ancienne école juive, transformée aujourd’hui en petit bloc d’appartements.

Un circuit sur un rare exemple de développement urbain initié par des immigrants.

 

Quand le Plateau était « rouge » : histoires de résistances populaires

Funérailles du chômeur Nick Zynchuck, abattu par la police (La Presse, 13 mars 1933. BAnQ)

Funérailles du chômeur Nick Zynchuck, abattu par la police (La Presse, 13 mars 1933. BAnQ)

Au cours des années 1930 et 1940, le Plateau Mont-Royal, ou ce qu’on appelait à l’époque le quartier Saint-Louis, a été le théâtre de nombreuses manifestations de colère et de résistance populaires face à l’injustice sociale et la répression des mouvements populaires qui sévissaient lors de ce qu’on a appelé la « Grande noirceur ».

Avec une importante population ouvrière et avec la présence d’immigrants d’Europe de l’Est parmi lesquels un nombre significatif de juifs progressistes, le Plateau recèle plusieurs sites et édifices qui témoignent d’organisations, d’évènements et de rassemblements qui ont marqué une histoire sociale et politique méconnue où se sont révélées des personnalités d’exception.

 

Les seigneurs de la Montagne :

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Ancienne ferme Hurtubise (1739), 561 chemin de la Côte-Saint-Antoine. Bernard Vallée, 2014.

Châteaux de légende et capitaines d’industrie, borne ancestrale et escaliers secrets, ferme pionnière et villas rurales, melon patrimonial et plantes exotiques, boulingrin et dentelles de façade, domestiques et jardiniers, village de la gare et autres rencontres sous les grands arbres. Un circuit à travers les sites ruraux français de la ville de Westmount, les villas de la cité verte des « barons » anglais et écossais et les modestes « villages » du pied de la « petite montagne ».

Même si Westmount se drape dans un magnifique isolement sur son flanc de montagne, son histoire, sa richesse et son aménagement particulier sont étroitement liés au développement de Montréal, son cœur financier et ses quartiers industriels et ouvriers, the city below the hill. En descendant la montagne, on constatera le résultat de la planification et du contrôle de la qualité du développement urbain que Westmount va mettre en œuvre très tôt pour offrir un cadre d’exception, sélectionner une population privilégiée et assurer la pérennité de son mode de vie.

Mais il y a aussi un autre Westmount, celui des travailleuses domestiques qui faisaient fonctionner ces grandes maisons et celui des employés qui ont trouvé, près des anciennes gares, des cottages et des maisons en rangée dont presque tous les détails victoriens nous ont été conservés.

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