Programmation grand public

 Programme d’explorations urbaines été-automne 2019

Visites guidées

Des circuits hors des sentiers battus

Au cœur de l’histoire et de la vie urbaines, des explorations qui éclairent les enjeux d’aménagement du territoire, de développement social et de protection du patrimoine et de l’environnement.

Comme des sherpas urbains

Les membres du collectif de Montréal Explorations accompagnent les citoyennes et les citoyens dans l’exploration de leur milieu, de leur quartier, de la ville : explorations in situ, grâce à des circuits pédestres ou en autobus, ou explorations virtuelles, grâce à des conférences illustrées. Hors des sentiers battus des activités touristiques, ils cherchent à mettre en lumière les lieux, les mouvements, les événements moins connus qui témoignent de l’évolution de la cité.

 

 

Téléchargez la programmation grand public 2019

 

CALENDRIER ÉTÉ-AUTOMNE 2019

Les activités ont lieu beau temps, mauvais temps

(sauf le circuit La marche à Miron, remis au lendemain à la même heure en cas de pluie)


Dimanche 30 juin 2019

13 h 30 à 17 h

Quand le Plateau était «rouge» : histoires de résistances populaires

Départ : métro Sherbrooke, sortie rue Berri Ouest.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Samedi 13 juillet 2019

13 h 30 à 17 h

Quand le Plateau était vert : vergers et jardins de plaisir de la Côte-à-Baron

Départ : métro Place-des-Arts, sortie UQÀM, 155 avenue du Président-Kennedy.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 21 juillet 2019

13 h 30 à 17 h

Papeniou, le quartier juif oublié de la Petite-Patrie

Départ : 5900, avenue Papineau, à l’angle du boulevard Rosemont.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animation : Catherine Browne et Bernard Vallée.


Vendredi 26 juillet 2019

13 h 30 à 17 h

D’une basilique à l’autre : deux siècles d’architecture,

du Vieux-Montréal au centre-ville moderne

Départ : place d’Armes, au pied du monument à Maisonneuve.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 22 septembre 2019

13 h 30 à 17 h

Les vieux faubourgs de l’Est :

patrimoine en sursis au coeur du développement immobiliers

Départ : métro Papineau, sortie rue Dorion.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animation : Bernard Vallée.


Samedi 5 octobre 2019

13 h 30 à 17 h

La marche à Miron

La vie du poète Gaston Miron sur le Plateau Mont-Royal

Départ : devant le 4451, rue Saint-André, Plateau-Mont-Royal.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 2 h 30. Animatrice : Jocelyne Lavoie.


Dimanche 13 octobre 2019

13 h 30 à 17 h

Les seigneurs de la Montagne:

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Départ : métro Atwater, sortie rue Greene (Westmount Square).

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


DESCRIPTION DES CIRCUITS


Quand le Plateau était « rouge » : histoires de résistances populaires

Funérailles du chômeur Nick Zynchuck, abattu par la police (La Presse, 13 mars 1933. BAnQ)

Funérailles du chômeur Nick Zynchuck, abattu par la police (La Presse, 13 mars 1933. BAnQ)

Au cours des années 1930 et 1940, le Plateau Mont-Royal, ou ce qu’on appelait à l’époque le quartier Saint-Louis, a été le théâtre de nombreuses manifestations de colère et de résistance populaires face à l’injustice sociale et la répression des mouvements populaires qui sévissaient lors de ce qu’on a appelé la « Grande noirceur ».

Avec une importante population ouvrière et avec la présence d’immigrants d’Europe de l’Est parmi lesquels un nombre significatif de juifs progressistes, le Plateau recèle plusieurs sites et édifices qui témoignent d’organisations, d’évènements et de rassemblements qui ont marqué une histoire sociale et politique méconnue où se sont révélées des personnalités d’exception.

 

Quand le Plateau était vert : vergers et jardins de plaisir de la Côte-à-Baron

Jardin de la résidence H. Gault, vers 1860-1870. Musée McCord, II-66988.0.

Jardin de la résidence H. Gault, vers 1860-1870. Musée McCord, II-66988.0.

Au moment où des citoyennes et des citoyens se mobilisent pour protéger et mettre en valeur les derniers espaces non encore construits et où d’autres développent des projets d’agriculture urbaine, ce circuit nous emmène au début du 19e siècle, où ce qui est aujourd’hui un des secteurs les plus densément peuplés de la région métropolitaine était une verdoyante campagne au flanc du mont Royal et au sud du plateau attenant, au bord de l’escarpement occupé aujourd’hui par la rue Sherbrooke, de part et d’autre du boulevard Saint-Laurent.

Cette Côte-à-Baron bien exposée était couverte de vergers et de pépinières au milieu desquelles de riches Montréalais établissaient leurs villas cossues et leurs jardins d’agrément avec vue sur le fleuve et sur les Montérégiennes.

C’est là aussi qu’un ambitieux horticulteur et promoteur de spectacles, Joseph-Édouard Guilbault, va établir entre 1830 et 1869 trois de ses célèbres jardins botaniques où les Montréalaises et les Montréalais découvraient autant des plantes rares que des animaux exotiques et des attractions spectaculaires.

Un circuit qui lève l’asphalte sur le passé bucolique et festif du nord du Quartier latin et du Quartier des spectacles et du sud du Plateau Mont-Royal. Un circuit qui fait découvrir un espace vert directement venu du 19e siècle et enfin protégé.

 

 

Papeniou : le quartier juif oublié de la Petite-Patrie

Ancienne école juive Chevrim Israel, 6675 rue Marquette. Photo : Bernard Vallée, 2010

Ancienne école juive Chevrim Israel, 6675 rue Marquette. Photo : Bernard Vallée, 2010

Un véritable mais éphémère village juif s’est développé au début du 20e siècle autour de la rue Papineau (entre le boulevard Rosemont et la rue Saint-Zotique).

Certains Juifs, fuyant la Russie et ses pogroms, vont ainsi s’établir à proximité de lieux d’emploi de l’est de Montréal (usine de tramways d’Hochelaga, usine ferroviaire Angus de Rosemont) qui attiraient aussi d’autres immigrants d’Europe centrale et de l’Est (Polonais, Ukrainiens, etc.).

Au milieu de terres agricoles et de carrières de pierre, un hameau juif de shoeboxes va donc se développer entre 1900 et 1930, sous les noms de « Papeniou » (diminutif de Papineau et qui veut aussi dire «petit papa» en russe) ou de « Tsignville » (la ville des chèvres). Il y avait deux synagogues sur la rue Cartier, aujourd’hui disparues, et il reste une ancienne école juive, transformée aujourd’hui en petit bloc d’appartements.

Un circuit sur un rare exemple de développement urbain initié par des immigrants.

 

D’une basilique à l’autre : deux siècles d’architecture,

du Vieux-Montréal au centre-ville moderne

Basilique Notre-Dame, 1850-1885. J. H. Walker. Musée McCord.

Basilique Notre-Dame, 1850-1885. J. H. Walker. Musée McCord.

Basilique Saint-Patrick, mars 1879. James Weston. Musée McCord.

Entre les deux spectaculaires basiliques catholiques, Notre-Dame (1829) au cœur de la vieille ville et Saint-Patrick (1847) sur les hauteurs du boulevard René-Lévesque, la promenade traverse l’ancienne cité financière de la rue Saint-Jacques et ses banques somptueuses, ainsi que l’étonnant Centre de commerce mondial de Montréal (1992) pionnier du renouveau du Vieux-Montréal, et se poursuit avec l’exploration des innovations urbaines et architecturales du Quartier international (2000-2004).

Une balade qui permet de découvrir des fleurons de l’architecture institutionnelle montréalaise, des temples religieux et financiers du début du 19e siècle jusqu’aux audacieuses réalisations d’aujourd’hui.

 

Les vieux faubourgs de l’Est :

patrimoine en sursis au cœur du développement immobilier

Le faubourg à m’lasse après la démolition pour Radio-Canada, 1966. Armour Landry. BAnQ, 06M_P97S1P04479

Le faubourg à m’lasse après la démolition pour Radio-Canada, 1966. Armour Landry. BAnQ, 06M_P97S1P04479

Faubourg Québec et faubourg à m’lasse ; les vieux faubourgs militaires, résidentiels et industriels du 18e et 19e siècles, à l’est de la vieille ville, ont été considérablement transformés à la fin du 19e et au 20e. Occupation des berges par l’extension du port vers l’est, arasement de la colline pour les gares et emprises ferroviaires (1883-1895), démolitions pour les approches du pont Jacques-Cartier (1924), éventrement pour le boulevard Dorchester (1955), « bulldozage » pour les stationnements et l’édifice de Radio-Canada (1963-1964), démolitions sur le tracé de l’autoroute Ville-Marie (1970-1971).

Aujourd’hui, de grands projets en cours ou à l’étude poursuivent cette métamorphose du quartier Centre-Sud : nouveaux ensembles immobiliers autour de l’ancien édifice de Radio-Canada, sur le site des anciens Ateliers De Lorimier du CPR, sur le site bientôt libéré de l’usine Molson et sur le site des voies de l’ancienne gare Viger. Alors qu’au 20e siècle la population ouvrière et le patrimoine, parfois très ancien, ont été sacrifiés sur l’autel du « progrès », qu’en sera-t-il dans les prochaines années ? Un circuit pour s’approprier l’histoire, découvrir le patrimoine et comprendre les enjeux de ces anciens faubourgs.

 

La marche à Miron

La vie du poète Gaston Miron sur le Plateau Mont-Royal

Gaston Miron. Photo : Antoine Désilets.

Gaston Miron. Photo : Antoine Désilets.

Avant même la publication de son recueil de poèmes L’homme rapaillé en 1970, « Miron le magnifique », comme l’avait déjà surnommé déjà Jacques Brault en 1966, est consacré poète national du Québec.

Bien qu’il soit natif de Sainte-Agathe-des-Monts dans la région des Laurentides, Gaston Miron a choisi Montréal, et plus particulièrement le Plateau Mont-Royal, comme territoire d’adoption. Pendant près de 50 ans (1947 à 1996), Miron a vécu à plusieurs adresses dans ce quartier. Neuf de ces adresses ont été choisies pour vous faire découvrir l’univers intime de Miron le poète, le militant et l’homme.

La marche à Miron nous conduira là où les choses ont commencé, et là où les choses sont arrivées. Des adresses et des lieux jusqu’alors anonymes feront écho au parcours de vie de celui qui a contribué, par la justesse de son écriture et par la force de son engagement social et politique, à l’édification d’une identité québécoise. Au terme de ce voyage abracadabrant, les marcheurs sont invités à partager leur amour de la poésie de Miron au Café Cherrier, un bistro voisin du square Saint-Louis, là où Miron a vécu sa plus longue tranche de vie dans le voisinage de nombreux artistes et intellectuels québécois.

 

Les seigneurs de la Montagne :

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Ancienne ferme Hurtubise (1739), 561 chemin de la Côte-Saint-Antoine. Bernard Vallée, 2014.

Châteaux de légende et capitaines d’industrie, borne ancestrale et escaliers secrets, ferme pionnière et villas rurales, melon patrimonial et plantes exotiques, boulingrin et dentelles de façade, domestiques et jardiniers, village de la gare et autres rencontres sous les grands arbres. Un circuit à travers les sites ruraux français de la ville de Westmount, les villas de la cité verte des « barons » anglais et écossais et les modestes « villages » du pied de la « petite montagne ».

Même si Westmount se drape dans un magnifique isolement sur son flanc de montagne, son histoire, sa richesse et son aménagement particulier sont étroitement liés au développement de Montréal, son cœur financier et ses quartiers industriels et ouvriers, the city below the hill. En descendant la montagne, on constatera le résultat de la planification et du contrôle de la qualité du développement urbain que Westmount va mettre en œuvre très tôt pour offrir un cadre d’exception, sélectionner une population privilégiée et assurer la pérennité de son mode de vie.

Mais il y a aussi un autre Westmount, celui des travailleuses domestiques qui faisaient fonctionner ces grandes maisons et celui des employés qui ont trouvé, près des anciennes gares, des cottages et des maisons en rangée dont presque tous les détails victoriens nous ont été conservés.

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