Programmation grand public

 Programme d’explorations urbaines 2017

Visites guidées

Des circuits hors des sentiers battus

Au cœur de l’histoire et de la vie urbaines, des explorations qui éclairent les enjeux d’aménagement du territoire, de développement social et de protection du patrimoine et de l’environnement.

Comme des sherpas urbains

Les membres du collectif de Montréal Explorations accompagnent les citoyennes et les citoyens dans l’exploration de leur milieu, de leur quartier, de la ville : explorations in situ, grâce à des circuits pédestres ou en autobus, ou explorations virtuelles, grâce à des conférences illustrées. Hors des sentiers battus des activités touristiques, ils cherchent à mettre en lumière les lieux, les mouvements, les événements moins connus qui témoignent de l’évolution de la cité.

Une histoire d’ombres et de lumières à explorer

Les célébrations du 375e anniversaire de la fondation de Montréal sont l’occasion de partager notre passion pour cette ville, son histoire singulière, son riche patrimoine, sa culture vivante, et de porter un regard critique sur son évolution assombrie par la cupidité, l’exclusion et la corruption, mais éclairée par la créativité, la solidarité et le partage. Venez explorer avec nous cette histoire d’ombres et de lumières.

 

Téléchargez la programmation grand public

 

CALENDRIER ÉTÉ-AUTOMNE 2017

Les activités ont lieu beau temps, mauvais temps

(sauf le circuit La marche à Miron, remis au lendemain à la même heure en cas de pluie)


Samedi 8 juillet 2017

14 h à 16 h 30

La marche à Miron

La vie du poète Gaston Miron sur le Plateau Mont-Royal

Départ : devant le 4451, rue Saint-André, Plateau-Mont-Royal.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 2 h 30. Animatrice : Jocelyne Lavoie.


Dimanche 16 juillet 2017

13 h 30 à 17 h

L’autre Montréal : exclusions et marginalités

Départ : métro Victoria, sortie B, rue Saint-Jacques Ouest.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 23 juillet 2017

13 h 30 à 17 h

L’ancien Red Light de Montréal :

criminalité, culture et milieu de vie

Départ : angle boulevard Saint-Laurent et avenue Viger.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 30 juillet 2017

13 h 30 à 17 h

Un toit pour le peuple :

logement social et luttes citoyennes

Départ : métro Victoria, sortie B, rue Saint-Jacques Ouest.

Circuit en autobus. Coût : 20 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Vendredi 4 août 2017

13 h 30 à 17 h

D’une basilique à l’autre : deux siècles d’architecture,

du Vieux-Montréal au centre-ville moderne

Départ : place d’Armes, au pied du monument à Maisonneuve.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 13 août 2017

13 h 30 à 17 h

Du port aux banques : naissance d’une métropole

Départ : métro Victoria, sortie B, rue Saint-Jacques Ouest.

Circuit à pied. Coût : 20 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 20 août 2017

13 h 30 à 17 h

Montréal carrefour des peuples,

en suivant la rue Jean-Talon

Départ : métro Jean-Talon, sortie rue Saint-Hubert.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 26 août 2017

14 h à 16 h 30

La marche à Miron

La vie du poète Gaston Miron sur le Plateau Mont-Royal

Départ : devant le 4451, rue Saint-André, Plateau-Mont-Royal.

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 2 h 30. Animatrice : Jocelyne Lavoie.


Dimanche 3 septembre 2017

13 h 30 à 17 h

L’histoire des Noirs à Montréal :

de l’esclavage à l’affirmation

Départ : Grande Bibliothèque, angle boulevard De Maisonneuve et rue Berri.

Circuit en autobus. Coût : 20 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 10 septembre 2017

13 h 30 à 17 h

Une école pour tous :

l’éducation à Montréal d’hier à aujourd’hui

Départ : métro Édouard-Montpetit, sortie Pavillon Marie-Victorin, avenue Vincent-D’Indy.

Circuit en autobus. Coût : 20 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 17 septembre 2017

13 h 30 à 17 h

Les ruelles de nos quartiers :

la ville derrière la ville

Départ : square Saint-Louis côté nord, près de la rue Saint-Denis.

Circuit en autobus. Coût : 20 $. Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 24 septembre 2017

13 h  à 16 h

Au cœur de la Main :

le boulevard Saint-Laurent du Plateau

Départ : angle boul. Saint-Laurent et rue Sherbrooke.

Circuit à pied. Gratuit.

Durée : 3 h. Animateur : Bernard Vallée.

(Dans le cadre de Promenades sur le Plateau : histoires et cultures)


Dimanche 8 octobre 2017

13 h 30 à 17 h

Les seigneurs de la Montagne:

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Départ : métro Atwater, sortie rue Greene (Westmount Square).

Circuit à pied. Coût : 10 $.

Durée : 3 h 30. Animateur : Bernard Vallée.


Dimanche 15 octobre 2017

13 h à 16 h

Bottes, bœufs, chevaux et chocolats :

aux origines de l’Est du Plateau Mont-Royal

Départ : angle avenue du Mont-Royal Est et avenue Des Érables

Circuit à pied. Gratuit.

Durée : 3 h. Animateur : Bernard Vallée.

(Dans le cadre de Promenades sur le Plateau : histoires et cultures)


DESCRIPTION DES CIRCUITS


La marche à Miron

La vie du poète Gaston Miron sur le Plateau Mont-Royal

Gaston Miron. Photo : Antoine Désilets.

Gaston Miron. Photo : Antoine Désilets.

Avant même la publication de son recueil de poèmes L’homme rapaillé en 1970, « Miron le magnifique », comme l’avait déjà surnommé déjà Jacques Brault en 1966, est consacré poète national du Québec.

Bien qu’il soit natif de Sainte-Agathe-des-Monts dans la région des Laurentides, Gaston Miron a choisi Montréal, et plus particulièrement le Plateau Mont-Royal, comme territoire d’adoption. Pendant près de 50 ans (1947 à 1996), Miron a vécu à plusieurs adresses dans ce quartier. Neuf de ces adresses ont été choisies pour vous faire découvrir l’univers intime de Miron le poète, le militant et l’homme.

La marche à Miron nous conduira là où les choses ont commencé, et là où les choses sont arrivées. Des adresses et des lieux jusqu’alors anonymes feront écho au parcours de vie de celui qui a contribué, par la justesse de son écriture et par la force de son engagement social et politique, à l’édification d’une identité québécoise. Au terme de ce voyage abracadabrant, les marcheurs sont invités à partager leur amour de la poésie de Miron au Café Cherrier, un bistro voisin du square Saint-Louis, là où Miron a vécu sa plus longue tranche de vie dans le voisinage de nombreux artistes et intellectuels québécois.

 

L’autre Montréal : exclusions, marginalités

et solidarité sociale

Gaspard Petit, « L’homme aux chiens », vers 1930. Archives de Montréal.

De nombreux sites et édifices du centre-ville et du Vieux-Montréal témoignent de la misère des exclus, d’initiatives charitables ou solidaires et des politiques de contrôle social d’antan, depuis les débuts mêmes de la colonie. Ce circuit historique et patrimonial permet aussi d’interroger notre rapport aux marginalisés et nos stratégies d’intégration sociale d’aujourd’hui.

Devant des édifices encore visibles ou sur des sites chargés de souvenirs, le circuit explore 350 ans de crainte des pauvres, la « classe dangereuse », et des déviants sociaux, mais aussi plus de trois siècles de compassion et de solidarité sociale : quais où l’on abandonnait des enfants non désirés, refuges pour femmes prostituées, abusées ou abandonnées, asiles pour mendiants, tavernes et caves hospitalières aux vagabonds, quêteux et hobos, maisons d’industrie pour pauvres « méritoires », hospices pour personnes âgées délaissées, refuges pour chômeurs, écoles de réforme pour enfants délinquants ou abandonnés ; autant de lieux familiers que vous ne regarderez plus de la même façon et de lieux que vous remarquerez pour la première fois.

Un circuit qui explore un autre Montréal, celui du corps souffrant de la ville, et qui révèle aussi son cœur compatissant et solidaire.

 

L’ancien Red Light de Montréal :

criminalité, culture, milieu de vie

Secteur du Red Light en 1957, détruit pour la construction du Plan Dozois. Archives de Montréal.

Secteur du Red Light en 1957, détruit pour la construction du Plan Dozois. Archives de Montréal.

Le Red Light de Montréal n’existe plus. Ce quartier au bas de la Main qui avait établi la réputation sulfureuse de Montréal pendant la première partie du 20e siècle a été d’abord « nettoyé » du règne de la pègre et des policiers corrompus par la justice, de ses night clubs par l’arrivée de la télévision, et d’une bonne partie de son vieux bâti et même de ses rues par des opérations radicales de rénovation urbaine, du Plan Dozois (Habitations Jeanne-Mance) au récent Carré Saint-Laurent, en passant par l’autoroute Est-Ouest (Ville-Marie) et l’éradication du Quartier chinois par le complexe Guy-Favreau.

Ce secteur a été particulièrement associé à l’exploitation des femmes et les lanternes rouges indiquant les bordels lui ont donné son nom. On y trouvait aussi salles de paris illégaux et maisons de jeu où l’on flambait sa paye, salons de thé et buanderies où l’on se gelait à l’opium. Mais c’est aussi le premier quartier des spectacles, où tavernes et saloons présentaient leur varieties dès le milieu du 19e siècle, où les scopes offraient les premières vues animées en Amérique et où la grande maison de la culture canadienne française, le Monument national, permettait au peuple de découvrir la culture savante et aux bourgeois de se tremper dans la culture populaire.

Un circuit qui témoigne aussi d’un quartier populaire disparu et de la renaissance urbaine des Habitations Jeanne-Mance qui l’a remplacé.

 

D’une basilique à l’autre : deux siècles d’architecture,

du Vieux-Montréal au centre-ville moderne

Basilique Notre-Dame, 1850-1885. J. H. Walker. Musée McCord.

Basilique Notre-Dame, 1850-1885. J. H. Walker. Musée McCord.

Basilique Saint-Patrick, mars 1879. James Weston. Musée McCord.

Entre les deux spectaculaires basiliques catholiques, Notre-Dame (1829) au cœur de la vieille ville et Saint-Patrick (1847) sur les hauteurs du boulevard René-Lévesque, la promenade traverse l’ancienne cité financière de la rue Saint-Jacques et ses banques somptueuses, ainsi que l’étonnant Centre de commerce mondial de Montréal (1992) pionnier du renouveau du Vieux-Montréal, et se poursuit avec l’exploration des innovations urbaines et architecturales du Quartier international (2000-2004).

Une balade qui permet de découvrir des fleurons de l’architecture institutionnelle montréalaise, des temples religieux et financiers du début du 19e siècle jusqu’aux audacieuses réalisations d’aujourd’hui.

 

Du port aux banques :

naissance d’une métropole

Longue-vue sur le port, années 1950. Archives de Montréal

Longue-vue sur le port, années 1950. Archives de Montréal

À partir de la petite pointe où les pionniers français ont fixé leur premier établissement, un grand port s’est arrimé à la vieille ville, faisant sauter ses fortifications et agrandissant ses faubourgs populeux.

La vie financière de Montréal commence au début du 19e siècle quand les activités commerciales explosent grâce au développement du transport maritime et ferroviaire. Les nouvelles banques éblouissent le passant, séduisent l’investisseur et sécurisent l’épargnant par des palais regroupés autour d’une même rue, la cité financière de la rue Saint-Jacques.

Un circuit pour comprendre la naissance d’une grande métropole.

 

Montréal carrefour des peuples,

en suivant la rue Jean-Talon

Intérieur de l'épicerie de M. Lembo sur la rue Dante à Montréal, 1910. BAnQ.

Intérieur de l’épicerie de M. Lembo sur la rue Dante à Montréal, 1910. BAnQ.

Il suffit de se promener rue Jean-Talon, du métro Jean-Talon au métro du Parc, pour remarquer la diversité des origines et des cultures qui se manifeste dans les vitrines et les enseignes : Maghreb et Thaïlande, Afrique et Amérique latine, Sri Lanka et Vietnam. Dans ce secteur où les nouveaux arrivants apportent aujourd’hui les couleurs et les saveurs de leurs pays, on trouve aussi les traces des Montréalais d’autrefois. Vers 1900, les quartiers au nord de la voie ferrée commencent à se lotir, puis à s’urbaniser. Entre 1898 et 1911, les paroisses canadiennes françaises se multiplient : Notre-Dame-du-Rosaire, Saint-Jean-de-la-Croix, Saint-Arsène, Sainte-Cécile. L’ancienne école Centennial témoigne de la présence des Anglo-Protestants; les Irlandais jouent à la crosse au stade Shamrock, aujourd’hui disparu.

Mais depuis le début du vingtième siècle, Montréal devient aussi plus cosmopolite. La ville peuplée au dix-neuvième siècle de Canadiens français, de Canadiens anglais et d’Irlandais devient plus diverse, et les nouveaux quartiers accueillent les nouveaux arrivants. Aux alentours de la rue Jean-Talon les Italiens fondent la paroisse Madonna della Difesa, les synagogues juives s’insèrent dans la trame urbaine, les Syriens Libanais s’installent en remontant la rue Saint-Hubert ou la rue Saint-Denis. Plus tard les Grecs s’installent à Parc-Extension qui aujourd’hui accueille une centaine de nationalités où dominent Sud-Asiatiques, Haïtiens et autres exilés.

Il y a donc plus de cent ans que le secteur traversé par la rue Jean-Talon se situe au carrefour des cultures, et sa vitalité pluriethnique n’est pas près de disparaître.

 

L’histoire des Noirs à Montréal : de l’esclavage à l’affirmation

Lord Caresser, fameux chanteur de calypso, au cabaret Rockhead's Paradise, 1951. BAC.

Lord Caresser, fameux chanteur de calypso, au cabaret Rockhead’s Paradise, 1951. Bibliothèque et Archives Canada.

Depuis 40 ans, le « Mois de l’histoire noire » (février) nous rappelle que ces marins ou pêcheurs du début du 17e siècle, ces esclaves domestiques et ouvriers agricoles de la fin du 17e au début du 19e siècles, ces employés américains et caribéens du chemin de fer de la fin du 19e et du début du 20e siècles, et tous ces travailleurs-euses, professionnels-elles et artistes du 20e siècle d’Haïti, des Caraïbes, d’Amérique latine et d’Afrique ont été et sont encore aujourd’hui des bâtisseurs de notre ville et de notre société. À la lumière de cette histoire, il est aussi facile de constater la grande diversité d’origines et de cultures qui constituent les communautés noires de Montréal.

On découvrira, entre autres, le destin tragique de l’esclave Marie-Josèphe-Angélique injustement accusée de crime d’incendie et pendue en 1734, les péripéties de la fuite de l’esclave virginien Shadrach Minkins vers sa liberté à Montréal en 1851, l’ingénieuse organisation immobilière Euréka qui contre la discrimination des Noirs de la Petite-Bourgogne dans les années 1920, l’ascension remarquable du jeune musicien prodige Oscar Peterson au firmament du jazz international, la première levée de la barrière raciale dans le sport professionnel à l’occasion de l’engagement de l’athlète noir Jackie Robinson par les Royaux de Montréal en 1945, et la révolte des étudiant-e-s noir-e-s de l’université Concordia contre le racisme.

 

Une école pour tous :

l’éducation à Montréal d’hier à aujourd’hui

École de la mission amérindienne dans les tours du fort de la Montagne, de 1694 à 1701. Musée Canadien d'Histoire.

École de la mission amérindienne dans les tours du fort de la Montagne, de 1694 à 1701. Musée Canadien d’Histoire.

En 1841, la Chambre d’Assemblée vote une loi limitant à 12 heures la journée de travail des enfants de 8 à 12 ans. La proposition initiale de 8 heures a été rejetée avec violence par les députés : « Nous ne voulons pas que les enfants vivent jusqu’à 10 ans sans avoir contracté l’habitude salutaire du travail ».

« Lire, écrire et compter peut mettre sur un front le tricorne du savant, mais plus facilement encore, le capuchon du gibier de potence […] Lire sert à imbiber les esprits d’idées fausses, sottes ou niaises, à secouer les nerfs d’émotions violentes et malsaines, à gaver les imaginations de faits divers et d’idées disparates qui font bourdonner les têtes et empêchent de réfléchir et de s’appliquer aux idées sérieuses ». L’Action catholique, avril 1920.

« La gratuité [scolaire] est un anneau de la chaîne forgée par les sectes pour étouffer la foi chrétienne et assujettir à leurs doctrines l’esprit de l’enfance ». Mgr Paquet, années 1920.

Un circuit qui témoigne de 360 ans de luttes pour l’accessibilité de l’école à toutes et tous, quelle que soit la condition sociale.

 

Les ruelles de nos quartiers :

la ville derrière la ville

Ruelle, 1966. Photo : Antoine Désilets.

Ruelle, 1966. Photo : Antoine Désilets.

D’où viennent les ruelles de Montréal, et que deviennent-elles aujourd’hui ? Nées au 19e siècle dans les quartiers de la bourgeoisie anglophone, elles apparaissent ensuite dans les quartiers populaires qui émergent à partir des années 1890. Dans le Vieux-Montréal, la ruelle est d’abord une petite rue qui rappelle les origines du 17e siècle de la ville. Au milieu du 19e siècle, elle devient une voie de service pour les domestiques et les fournisseurs des terrace houses de la population bourgeoise du Square Mile. Mais dans les vieux quartiers populaires, l’accès aux arrières des maisons se fait encore par des portes cochères.

Il faut attendre la fin du 19e siècle pour la voir apparaître dans les nouvelles villes de banlieue qui s’annexeront à Montréal. Principalement aménagées pour contrer les incendies, elles sont parcourues par les gens des métiers itinérants, et deviennent le royaume des enfants, des cordes à linge et de la sociabilité des familles.

Aujourd’hui, on y aménage des îlots de verdure et des lieux de beauté cachés où s’expriment la convivialité, les passions horticoles et les petites folies artistiques des riverains.

 

Les seigneurs de la Montagne :

une balade historique dans les hauts et les bas de Westmount

Ancienne ferme Hurtubise (1739), 561 chemin de la Côte-Saint-Antoine. Bernard Vallée, 2014.

Châteaux de légende et capitaines d’industrie, borne ancestrale et escaliers secrets, ferme pionnière et villas rurales, melon patrimonial et plantes exotiques, boulingrin et dentelles de façade, domestiques et jardiniers, village de la gare et autres rencontres sous les grands arbres. Un circuit à travers les sites ruraux français de la ville de Westmount, les villas de la cité verte des « barons » anglais et écossais et les modestes « villages » du pied de la « petite montagne ».

Même si Westmount se drape dans un magnifique isolement sur son flanc de montagne, son histoire, sa richesse et son aménagement particulier sont étroitement liés au développement de Montréal, son cœur financier et ses quartiers industriels et ouvriers, the city below the hill. En descendant la montagne, on constatera le résultat de la planification et du contrôle de la qualité du développement urbain que Westmount va mettre en œuvre très tôt pour offrir un cadre d’exception, sélectionner une population privilégiée et assurer la pérennité de son mode de vie.

Mais il y a aussi un autre Westmount, celui des travailleuses domestiques qui faisaient fonctionner ces grandes maisons et celui des employés qui ont trouvé, près des anciennes gares, des cottages et des maisons en rangée dont presque tous les détails victoriens nous ont été conservés.

 

Dans le cadre de « Promenades sur le Plateau : histoires et cultures »

Une programmation de 25 visites guidées dans le Plateau-Mont-Royal pour célébrer le 375e anniversaire de Montréal.

Du 14 mai au 29 octobre 2017.

Les « Promenades sur le Plateau : histoires et cultures » sont organisées par la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal et Mémoire du Mile End, avec la participation de Montréal Explorations. Ce projet est financé par la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec à l’occasion des célébrations du 375e anniversaire de Montréal. Il est soutenu par l’Arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Au cœur de la Main :

le boulevard Saint-Laurent du Plateau Mont-Royal

Le boulevard Saint-Laurent près du restaurant Schwartz, 1944. Archives de Montréal.

Le boulevard Saint-Laurent près du restaurant Schwartz, 1944. Archives de Montréal.

Le boulevard Saint-Laurent est une des plus vieilles artères de Montréal. Il scinde la ville en deux mais aussi la réunit. Il en est le « grand méridien ». Comme le fleuve dont il porte le nom, le boulevard a été l’axe premier d’un peuplement pluriel. C’est autour des tavernes, marchés et manufactures de cette Main que la ville va sortir de ses murs, absorber les villages et étendre ses quartiers populeux. Lieu de passage et de rencontre des cultures, la Main a été et reste la « rue du perpétuel renouveau », le « théâtre de toutes les audaces », où émergent la marge et la modernité. Le boulevard Saint-Laurent fut et demeure un carrefour plus encore qu’une frontière. Aujourd’hui, cependant, il ne peut plus jouer le rôle de premier accueil des immigrants qu’il a joué pendant 100 ans. Les anciennes manufactures et les petits ateliers se transforment en entreprises du multimédia, en lieux de production culturelle ou en bureaux de professionnels. Les anciens commerces de proximité et commerces ethniques côtoient restaurants, bars, boîtes de nuit et boutiques chics, qui servent une clientèle branchée. Mais l’esprit innovateur de la Main demeure. Un circuit entre l’escarpement bordé par la rue Sherbrooke et l’ancien chemin de la tannerie, aujourd’hui avenue du Mont-Royal.

 

Bottes, bœufs, chevaux et chocolats :

aux origines de l’Est du Plateau Mont-Royal

Les anciens abattoirs d’Hochelaga, L'Opinion publique, 1881. BAnQ.

Les anciens abattoirs d’Hochelaga, L’Opinion publique, 1881. BAnQ.

Ancienne usine de chaussure Ames Holden McCready, avenue du Mont-Royal Est. BAnQ.

Ancienne usine de chaussure Ames Holden McCready, avenue du Mont-Royal Est. BAnQ.

Le territoire de l’Est du Plateau Mont-Royal est d’abord un village, De Lorimier, qui n’aura qu’une courte vie autonome entre 1895 et 1909. Bien qu’on tente d’y attirer les notables par l’aménagement d’avenues et de parcs ombragés, c’est le sport équestre (les champ de courses hippiques Delorimier Park – Montreal Driving Club), une importante usine de bottes et de chaussure (Ames Holden McCready), de grands abattoirs (les Abattoirs d’Hochelaga) et une célèbre chocolaterie (Fry-Cadbury) qui vont donner à ce territoire une importance régionale, juste à côté des immenses Shops Angus.

Visit Us On FacebookCheck Our Feed